En attendant le film, nous vous proposons une petite chasse au trésor pour patienter :
au sein de cette frise historique ?
Cette photo a été prise par Yannis au sein d’une salle de classe : une frise comme tant d’autres, utilisée par des élèves de 4ème et de 3ème.
Allez-vous parvenir à trouver cet événement français et universel (en 1871), connu dans le monde entier, qui a influencé l’histoire des idées et des peuples dans plusieurs régions du monde ?
Si oui, bravo : nous vous félicitons de votre tour de magie !
Si non, c’est normal : la Commune de Paris n’y est pas.
De même que les médias dominants hiérarchisent les éléments de l’actualité pour braquer leurs projecteurs sur certains faits seulement, de même les responsables de documents et de brochures officielles veillent à mettre en avant certains éléments historiques plutôt que d’autres. Et la plupart du temps, parmi les événements qui restent dans l’ombre, on ne trouve pas ou très peu la Commune de Paris, parmi d’autres exemples.
D’où l’importance de proposer une autre façon de présenter l’Histoire, du point de vue de la base sociale : une histoire populaire qui permet d’aborder des sujets tabous pour le pouvoir, des moments honteux pour l’État ou encore des expériences utopiques de courte durée qui peuvent cependant nous inspirer. Et surtout, grâce à ces éléments, nous comprenons autrement le sens de l’Histoire passée et de l’Histoire présente qui est en train de s’écrire : une Histoire à laquelle il nous revient de participer, nous aussi, au lieu de baisser les bras et de rester assis comme devant un spectacle.
Merci à Howard Zinn d’avoir écrit Une histoire populaire des États-Unis (suivi d’une version pour les adolescents) et d’avoir encouragé d’autres régions du monde à faire de même. Une pensée également pour celles et ceux qui ont déjà commencé à s’en inspirer, notamment Olivier Azam et Daniel Mermet avec deux documentaires, ainsi que Gérard Noiriel, Alain Gaston Rémy, Lisa Lugrin et Clément Xavier, puis Laurence De Cock et Fred Sochard, avec deux livres et plusieurs bandes-dessinées, chacune et chacun à leur façon.
Merci également à toutes celles et ceux qui font un immense travail d’éducation populaire sur ces questions. Notamment à Johann Chapoutot pour ses travaux très éclairants sur les liens entre nazisme et capitalisme. Mais aussi à Coralie et Benjamin Brillaud (Nota Bene), Laurent Turcot (L’Histoire nous le dira) et Yann Bouvier (habile démystificateur), parmi d’autres (impossible de toutes et tous les citer ici, mais nous souhaitons vivement leur rendre hommage).

