Philosophe et réalisateur franco-grec, Yannis Youlountas est aussi animateur de goûters philo avec les enfants, chercheur en pédagogie coopérative et critique de la fabrique médiatique de l’opinion.
Depuis 2008, il participe aux événements en Grèce, les rapporte en articles, photos, livres et films, et organise des actions et des convois solidaires. Yannis est membre de plusieurs des collectifs présentés à l’écran, en particulier à Exarcheia et en Crète depuis une quinzaine d’années.
En 2013, son film Ne vivons plus comme des esclaves a commencé à porter la parole du mouvement social grec sur tous les continents, suivi, deux ans plus tard, par le film Je lutte donc je suis, puis par L’Amour et la Révolution en 2018 et Nous n’avons pas peur des ruines, nous portons un monde nouveau dans nos cœurs en 2024.
La passion de la liberté, une histoire populaire de la Grèce est son cinquième long métrage.
Les photos qui suivent sont utilisables comme bon vous semble pour la communication des projections. Nous n’avons pas tranché pour réduire la liste : nous vous laissons choisir vous-mêmes !
Pistes de lecture...
Parmi les textes de Yannis Youlountas sur la situation en Grèce, il en est un qu’on vous conseille vivement et qui reste complètement d’actualité : CE QUE CACHE LE MOT CRISE. Cette analyse a fait l’objet de plusieurs articles, plus ou moins longs, dans plusieurs revues de sociologie et de philosophie (et des conférences-débats).
Voici la version la plus courte, publiée dans la revue Les Z’indignés et dans Basta mag :
https://basta.media/Ce-que-cache-le-mot-crise
Yannis Youlountas est aussi l’auteur des livres Paroles de murs athéniens et Exarcheia la noire, et l’un des auteurs de l’ouvrage collectif Que la fête commence ! aux Éditions Libertaires (aux côtés de Noël Godin, Serge Quadruppani, John Holloway, Jean-François Brient, Alessandro Di Giuseppe et Jean-Claude Besson-Girard).
Un façon particulière de faire des films...
Pour en savoir plus sur Yannis Youlountas et ses films, nous vous conseillons cet article très intéressant de Reporterre qui analyse finement sa façon de faire des films :
https://reporterre.net/La-lutte-est-joyeuse-fertile-desirable-l-optimisme-de-Yannis-Youlountas
Les difficultés d’informer...
Yannis Youlountas a participé à plusieurs tables rondes sur les difficultés d’informer. Il a notamment été l’invité du congrès national du SNJ pour en parler (syndicat national des journalistes).
Les risques du métier...
Juin 2019. Au tout début du tournage du film Nous n’avons pas peur des ruines, Yannis Youlountas a été attaqué par un groupe de néonazis grecs qui lui ont tendu un get-apens dans le port du Pirée, près de la station de métro. Heureusement, une rame de métro s’est arrêtée et des passagers en sont sortis. Ils ont rapidement aidé Yannis à mettre en fuite les néonazis dérangés dans leur projet, mais le réalisateur blessé a du être transporté à l’hôpital.
Dans les jours qui ont suivi, Yannis Youlountas a reçu un large soutien international, avec des communiqués diffusés en Grèce, en France et ailleurs, de la part de journalistes, avocats, associations pour les droits humains, syndicats, organisations...
Exemple en France, avec L’Humanité :
Exemple en Belgique, avec le CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde) :
Exemple en Grèce, avec le Journal des rédacteurs (principal quotidien de gauche) :
Exemple parmi les syndicats, avec la plateforme intersyndicale VISA (vigilance et initiative syndicale antifasciste) :
Aujourd’hui, Yannis est totalement remis de ses blessures. À savoir qu’il a également subi des violences policières durant plusieurs tournages au milieu d’affrontements entre MAT (CRS) et manifestants (comme à l’époque de Ne vivons plus comme des esclaves). Sa première caméra a été détruite et ses micros arrachés et cassés à plusieurs reprises. Rien de grave, mais cela fait aussi partie de l’histoire de ce film.



























